18 août 2008
A s'en faire péter la...
Esthétique objectivement,
invivable subjectivement.
C'est comme un beau et long canon. Chargé de la plus fine des poudres.
C'est comme des veines qui pètent filmées à une allure que mon inculture scientifique ne me permet pas de définir. Un geyser interne qui broie tout sur son passage. C'est toujours les mêmes muscles qui contractent une charge explosive, une micro-tnt, un corps de C4, la gachette est accessible à nimporte qui. Une charge de neurone qui se détachent petit à petit, ou les os qui s'éclatent, broyés par les 4murs jaunes de cette chambre surchargée d'artifices, qui, pris d'un accès soudain de folie décide d'éclabousser ses murs de la substance gluante de son habitant.
C'est une violence qui ne devrait pas s'arrêter à quelques mots. C'est quand les lignes et la bouteille ne suffisent plus, c'est le vietnam des globules, les nerfs qui lachent comme des toiles pour défaire la peau tendue à bloc, transormant le possesseur en bouillie rampante qui s'infiltre entre les lattes du parquet pour se retrouver au sous-sol poussiéreux de sa conscience. C'est doré et brillant comme une balle, quand la violence est telle qu'on ne peut que la sublimer. C'est une imagerie de lame, de découpage et de démembrement, atroce et attirante, quand l'oeil ne peut plus rien refuser parceque le cortex y trouve son plaisir malsain à se faire traiter de la sorte. C'est comme un ralenti proche de la pause, ou l'instant quasi-figé ne laisse qu'entrevoir des lambeaux qui volent dans un magma monstrueux qui cache les détails que l'on se refuse. C'est les sens qui n'existent plus, ils sont dilatés, aveugles, soumis, déformés, étirés, inversés, je mange les images, je palpe les sons et je flaire les contextes.
C'est d'une violence,
à s'en faire péter la...
People = animals
16 août 2008
The Dark Afternoon - Part III
Repas.
Gout fade.
Ne pense à rien, mache, avale, digère. Il parait que l'air frais fait du bien. Je deviens claustrophobe dans cette piece devant mon assiette, je sors.
N'ouvre pas trop les yeux.
Ne ferme pas trop les yeux.
Pense à autre chose.
Regarde ailleurs.
Fais quelque chose.
Assied toi
Leve toi
Change d'activité toutes les minutes.
Essaie d'engager une conversation.
Sinon, les images reviendront.
L'air de la campagne. Je décide de marcher un peu, je m'enfonce dans les bois. On dit que les insectes sentent la peur des humains. J'ai compris ça en entendant le bourdonnement insistant de l'abeille qui me suivait. C'était plus la peur, c'était la vraie Peur, si je continuais j'allais sombrer dans l'Angoisse. Le bourdonnement gonflait, c'était plusieurs insectes qui venaient se nourrir près de moi. Une nuée, j'avais l'impression. Un bruit tuant dans mes oreilles. L'impression d'être poursuivi par tout ce à quoi je voulais échapper. J'ai acceleré le pas, une main devant le ventre, comme pour me protéger, une autre dans la poche, aggripée à ma jambe, j'ai fais demi tour en serrant les jambes, presque en titubant.
Arrivé au muret, j'avais semé les insectes.
La violence est revenue. Flagrante, dans ma gueule, inévitable, comme un monstre, des images, celles que je voulais éviter à tout prix. Le frisson glacé est parti du bas des couilles pour remonter jusqu'au ventre. Il s'est mué en melasse jusqu'à l'oesophage, et mon corps a décidé d'expulser l'apocalypse vibrante qui résonnait sans cesse dans mon crane. Un mélange d'acide, de reste de nourriture et de bave est sorti d'un coup. Par reflexe je me suis penché, appuyé sur le muret, pour contempler le dechet organique que je venais de rejeter d'un coup, après tant de temps. Après un dernier hoquet étranglé, j'ai laissé le dernier filet de bave se déposer sur le sol. Même ces envies de vomir repetée ne m'avaient pas fait honneur. Ma gorge brulait légerement.
Je me suis assis la tête dans les bras, et j'ai attendu.
The Dark Morning - Part II
C'est le lendemain. Peut-on parler de lendemain quand les jours s'ensuivent sans sommeil. Oui le recul. Non ce n'est pas différent.
Et maintenant quoi?
Tourner la tête, ne plus voir le tableau d'Escher. Shooter dans le RubiksCube. Couper le puzzle en morceau. S'en débarasser par nimporte quel moyen.
Les images font violences et défilent, il serait mièvre de croire que nimporte quel Bambi peut m'en débarasser. Les images font violences et défilent, dans ce qu'il y a de plus instinctif, profond. Du fin fond des cellules de mes entrailles, c'est la bile qui gromelle. Une rumeur qui se tasse, mais incessante, toujours prête à répondre, à la moindre violence dans mon crane. C'est la révolte de l'ame, et l'ame, je l'ai calée bien dans le bide.
C'est comme un jeu de combinaison. Une organisation parfaite. La tête hurle, le ventre répond, les jambes flanchent, les mains expulsent. Tout marche en même temps, mécanisme génial qui répond aux interventions de l'un par l'autre.
Et maintenant quoi?
Un édifice en ruine, j'ai les mains qui saignent.
Et maintenant quoi?
Il va falloir se pencher, ramasser les pierres? Se pencher, le ventre reagit. Ca fait gerber. Un mécanisme génial.
Et maintenant quoi?
Trouver la force dans cet amas gluant? Faire violence à la violence, la renvoyer d'ou elle vient. Ah. Ca fait gerber. Trop tard, les jambes ont laché, je ne suis plus dans la contemplation de mon edifice, je suis assis devant mes ruines. C'est plus des pavés que je porte avec mes bras et mon dos, c'est des gravillons que je pousse du bout du doigt, pour chercher dans l'épave fumante un reste de quelque chose, une armature intacte, un ecrou encore vissé, une poutrelle qui aurait tenu bon, un bloc de pierre qui ne se serait pas brisé, quelque part, dedans.
J'ai du me tromper dans les plans, devait y'avoir un defaut. C'était censé tenir, il y a quelques heures encore, quelques jours, peu importe, je contemplais fièrement le monument en construction. Oui, j'y avais bien remarqué une fellure ici ou là, rien de grave, pas de quoi provoquer son effondrement. Impensable. Pas celui-là, pas CE monument, les autres, c'est rien, des passe-temps, des trompes-ennuis.
Et maintenant quoi?
Le mecanisme qui a aidé à tout construire, est perdu. Le seul mécanisme, c'est celui entre deux spasmes, qui fait violence. Allongé dans les gravats, violence froide, violence physique, violence mentale, violence hallucinogene, violence hypnotique surtout. Violence qui tourne, ressasse et remache sans arrêt. Violence qui frappe par petit coups, reglée comme une horloge, machinalement qui revient. Pas besoin de lutter contre cette violence là.
Juste,
s'y laisser dériver.
Et d'un coup de fusil à pompe, j'irais bien laisser ma cervelle s'eparpiller, dans mes propres gravats.
The Dark Night - Part I
4heures du matin
Les lumieres sont eteintes, juste mon reflet pale eclairé par les deux ecrans des ordinateurs qui me font faces.
Entre deux nuages de fumées qui m'aveuglent, j'aperçois le biais d'une discussion morose sur les aléas de la vie.
Je résume ma vie sur un clavier. Sur deux claviers. Le cynisme de cette discussion me renvoit tout dans la gueule. Ma vie par ecran interposé. Sa vie par écran interposés. Chroniques de l'effondrement humain. Ses histoires défilent, elles sont belles, elles me font chialer, je ne le connais pas. Mon histoire défile sous mes doigts, il ne me connait pas, je me fais chialer.
C'était le temps de décuver, de comprendre ou j'étais et pourquoi j'en étais arrivé là. Face à mes deux beaux ecrans rétro-éclairés, qui avec une force hautaine voulaient me faire bien comprendre ou j'en etais arrivé. Je tapote, la pièce est sombre et je manque les touches, je trébuche sur mes mots, c'est dans ma tête que ça s'entrechoque. Un puzzle de merde, que je suis forcé de résoudre. Je crois que tous les deux, on a la tête comme des rubiks cube.
L'histoire n'est pas interessante, on pourrait en parler des heures, on ne résoud rien, ce n'est pas un puzzle, c'est un tableau d'Escher, j'en fais le tour pour revenir au début, je reprend à l'envers pour revenir à la fin, qui me fait recommencer. Et toujours ces deux putains d'écrans qui me narguent. C'est la première fois qu'un ecran me cause autant. Les écrans, ça marche que dans un sens, on peut pas leur répondre. On croit qu'on a la parole, c'est eux qui renvoient le reflet pourrie des dialogues misericordieux qu'on enchaine.
Oui, oui, c'est l'affaire d'une nuit, une seule, ou le sommeil ne vient pas, oui, bien sûr, ça sera different demain. Avec le temps, on oublie, ça se tasse, on comprend, on a le recul, ces histoires là partiront d'elles-même.
Mais pour l'instant il est
4heure du matin
Et j'ai la gerbe.
01 août 2008
Desfois, je
26 juillet 2008
Remise en forme
HA
Une tablette graphique qui marche, et un logiciel qui tue.
Ca fait du bien.
18 juillet 2008
Le créneau
On me l'avait bien dit :"vous voilà libre pour deux mois"
Qu'est-ce que je pouvais en penser, à part du bien. Je déchante, les journées sont longues, les heures sont vides. Ou est passée l'artillerie? Moi qui aspirai à avoir du temps à profusion, j'aurais rangé les armes? J'en serais presque venu à regretter la période scolaire, bien cadrée, des heures pour se lever, des heures pour se coucher, des minutes minutées, au moins je savais où me mettre. J'ai fais l'erreur de croire que la déstructuration de mes journées devait imperturbablement entrainer l'ennui. Comment profiter du temps dit "libre" quand on a asséné un rythme de vie calculé de toute part? Je voulais calquer mon rythme sur ce qui n'en a pas.
J'ai inversé le jeu. J'ai retouché les règles. Un mois qu'il m'aura fallu, pour comprendre. Un mois, pour me rendre compte, que ce putain de rythme, que je cherchais partout, m'avait été insufflé doucement depuis mon enfance. On a voulu régler mes journées, faire de moi un homme rentable, une machine à chiffre, chronométrer mes actions, enserrer mes possibilités dans un étau de 12h de long, et me faire croire à du temps libre de temps à autre, deux mois ici, quelque semaines là. Et moi, j'allais rouiller du flingue. En jouissant bêtement de ce temps "libre" accordé, profiter de mon crénau de 12 heures par 12 heures. Enflures ! Il aura fallu que je me reveille à 15H30 pour comprendre ça. Que je vois ma nuit devenir mon jour, que je m'aperçoive que la lumière qui filtre par le volet est celle de l'après-midi, mon petit déjeuner mon diner. Je me suis laisser couler dans le temps, mon horloge biologique s'adapte à tout, automatiquement, tout est dilaté, diffus, lent, espacé. C'est tout doucement, que la vie se re-installe. Je ne maitrise rien. Les choses viennent. Je découvre.
Doucement j'ai réouvert mes tiroirs. Je savais ce qu'il y avait dedans. J'aurais pu m'y pencher, ça n'aurait pas marché. Il fallait bien que ça vienne.
C'est maintenant, que je suis en apnée, ballotté de tous les cotés, les yeux mis-clos en permanence, que je suis prêt.
Enfin, je me retrouve.
Le .357 au poing.
10 juin 2008
Le contrepied
03 juin 2008
Le sous-sol
Ooohrrr.
Le mec qui fait ce blog est névrosé. Il a des problèmes je pense, on dessine pas des trucs aussi répétitifs et violents quand on est normal. Ca vient de son enfance, je le sais, j'ai lu la page Sigmund Freud sur wikipedia. Il devrait aller voir un psy.







